L'écritoire du baladin

mardi 28 février 2017

Chère Cigale,

 

Un jour un maître zen servait le thé à l’un de ses élèves. Il n’arrêta pas de verser et la tasse déborda.

L’élève lui dit : - Maitre la tasse est pleine, elle déborde.

Et le maître lui répond : - Vois cette tasse est comme ton esprit, il faut la vider de temps en temps afin de pouvoir encore la remplir.

 

J’ai beaucoup travaillé sur moi-même ces dernières années, ces derniers mois, ces dernières semaines, hier encore. J’ai appris à éliminer de mon esprit les choses parasites, inutiles avec le même soin que je mets pour sarcler mon jardin. Comme un jardin, chaque jour il faut recommencer. Mais j’ai, ainsi, donner de la place à quelque chose qui m’est essentiel : le rêve.

 

Vous, votre esprit est beau parce qu’il sait encore rêver.

 

Je vous souhaite une belle journée avec ce doux soleil de fin d’hiver.

 

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lundi 27 février 2017

Adolescente

 

 

Beauté triomphante,

Belle adolescente,

Toujours souriante,

Muse des âmes galantes.

 

Ne soit pas méchante,

Ne soit pas inquiétante,

Reste surprenante,

Encore étonnante.

 

La vie te rend patiente,

Ta flamme est brûlante,

Jamais indifférente,

Sur tes lèvres luisantes.

 

 

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lundi 13 février 2017

texte à son

 

Il faut être con

Pour jouer avec le son

De ce phonème polisson.

 

Chacun notre position,

Chacun notre situation,

Pour faire bonne impression.

 

Ce n’est qu’une dissertation,

Dans un coin de salon,

Laissons taire nos émotions.

 

 

Pierre Delphin – 6 février 2017

 

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mardi 3 janvier 2017

Bon ou mauvais

 

Petite réflexion à 4 sous.

 

Chacun de nous n’est ni bon, ni mauvais. Chacun de nous est bon et mauvais. Bon ou mauvais : chaque mot n’est pas l’opposé ou le négatif de l’autre, chaque mot s’inscrit dans nos attitudes et vient s’exposer en fonction de nos personnalités et en fonction de la relation que nous avons avec la personne qui nous fait face.

Gardons-nous de nous croire seulement bon ; gardons-nous de croire l’autre seulement mauvais. Sachons éclairer notre face sombre, sachons illuminer la face bonne de ceux que nous n’aimons pas. Peut-être aurons-nous droit à un nouveau sourire… tout neuf.

 

© Pierre Delphin

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mardi 29 novembre 2016

Le Grammairien amoureux

 

 

Elle - Quel bonheur Monsieur d'être ici, enfin à vos côtés.

Lui - Quel bonheur depuis le jour où nous nous rencontrâmes, nous nous vîmes

Elle - Et nous nous plûmes.

Lui - Oh oui beauté torride vous me plûtes.

Elle - Aussitôt de l'amour dans mes yeux vous vous aperçûtes.

Lui – Ah ! Fallait-il que je vous visse. Fallait-il que vous plussiez.

Elle - Bienheureuse que je pusse vous parler, et que vous puissiez, dans ce tohu-bohu des puces, m’ouïr, bien que vous chinassiez.

Lui – Je le pu et vous fûtes, mais pour que vous me cédassiez, j’ai dû mentir et vous me crûtes sans que vous vous méfassiez.

Elle - Fallait-il que je vous aimasse.

Lui - Fallait-il que je vous voulusse.

Elle - Et pour que je vous embrassasse, fallait-il que je vous reçusse.

Lui – En vain je m’opiniâtrasse, bien que vous me désespérassiez.

Elle – En Vain je vous idolâtrasse, bien que vous m’assassinassiez.

Lui - À l'imparfait du subjonctif vous m'avez fait un drôle d'effet

Elle - Au présent de l'indicatif, vos yeux étaient plus que-parfait.

Lui - Mais au futur interrogatif, vous laisserez-vous conjuguer.

Elle - Un soir... Un soir… Ce présent sera futur

 

© Annie Malartic- Carette & Pierre Delphin – Octobre 2012

 

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