L'écritoire du baladin

lundi 13 février 2017

texte à son

 

Il faut être con

Pour jouer avec le son

De ce phonème polisson.

 

Chacun notre position,

Chacun notre situation,

Pour faire bonne impression.

 

Ce n’est qu’une dissertation,

Dans un coin de salon,

Laissons taire nos émotions.

 

 

Pierre Delphin – 6 février 2017

 

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mardi 3 janvier 2017

Bon ou mauvais

 

Petite réflexion à 4 sous.

 

Chacun de nous n’est ni bon, ni mauvais. Chacun de nous est bon et mauvais. Bon ou mauvais : chaque mot n’est pas l’opposé ou le négatif de l’autre, chaque mot s’inscrit dans nos attitudes et vient s’exposer en fonction de nos personnalités et en fonction de la relation que nous avons avec la personne qui nous fait face.

Gardons-nous de nous croire seulement bon ; gardons-nous de croire l’autre seulement mauvais. Sachons éclairer notre face sombre, sachons illuminer la face bonne de ceux que nous n’aimons pas. Peut-être aurons-nous droit à un nouveau sourire… tout neuf.

 

© Pierre Delphin

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mardi 29 novembre 2016

Le Grammairien amoureux

 

 

Elle - Quel bonheur Monsieur d'être ici, enfin à vos côtés.

Lui - Quel bonheur depuis le jour où nous nous rencontrâmes, nous nous vîmes

Elle - Et nous nous plûmes.

Lui - Oh oui beauté torride vous me plûtes.

Elle - Aussitôt de l'amour dans mes yeux vous vous aperçûtes.

Lui – Ah ! Fallait-il que je vous visse. Fallait-il que vous plussiez.

Elle - Bienheureuse que je pusse vous parler, et que vous puissiez, dans ce tohu-bohu des puces, m’ouïr, bien que vous chinassiez.

Lui – Je le pu et vous fûtes, mais pour que vous me cédassiez, j’ai dû mentir et vous me crûtes sans que vous vous méfassiez.

Elle - Fallait-il que je vous aimasse.

Lui - Fallait-il que je vous voulusse.

Elle - Et pour que je vous embrassasse, fallait-il que je vous reçusse.

Lui – En vain je m’opiniâtrasse, bien que vous me désespérassiez.

Elle – En Vain je vous idolâtrasse, bien que vous m’assassinassiez.

Lui - À l'imparfait du subjonctif vous m'avez fait un drôle d'effet

Elle - Au présent de l'indicatif, vos yeux étaient plus que-parfait.

Lui - Mais au futur interrogatif, vous laisserez-vous conjuguer.

Elle - Un soir... Un soir… Ce présent sera futur

 

© Annie Malartic- Carette & Pierre Delphin – Octobre 2012

 

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lundi 14 novembre 2016

L’amour et la haine sont éternels

 

 

Seul l’amour résiste à l’éternité car il est de même nature. (Khalil Gibran)

 

Se doutaient-ils que leur succession allait engendrer beaucoup de guerres, beaucoup de drames et beaucoup d’amour ? Lorsque Gaïa enfanta Cronos le fils d’Ouranos, avait-elle conscience que du haut de son éternité, elle fécondait l’Amour et la Haine, ces sentiments contraires, semblables, qui se survivent dans leur équilibre immuable.

L’amour portera l’humain vers la beauté d’un lendemain simple et serein. Mais, la haine les retiendra dans la fange de la douleur et de la tristesse.

Particule flottante dans cet espace d’éternité, nous voguons dans le temps qui passe. En se faufilant dans ce dédale des contraires, des oppositions, nous avançons pour laisser notre trace qui finalement, n’est que quelques cercles de ricochets troublant la surface calme d’un étang. Et nous disparaissons dans le bonheur de savoir que derrière nous, d’autres bonheurs, d’autres amours existerons. Mais, derrière nous, il restera hélas aussi, d’autres guerres, d’autres haines qui écloront comme les bulles putrides de la surface d’un marigot.

 

Pierre Delphin – 14 novembre 2016

 

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mardi 8 novembre 2016

Porteurs de poèmes

 

 

Les arbres sont des poèmes que la terre inscrit dans le ciel (Khalil Gibran)

 

Toi le bouleau, de ta feuille fragile, quelles rimes laisseras-tu au creux du firmament infini ? Quelle espérance emportera ta feuille jaunie d’automne quand, du ciel, elle retrouvera la terre qui l’a fait vivre.

Es-ce toi le sapin, qui de ta plume encrée, as dessiné ce trait sur la page bleue du ciel pour souligner un nuage ? Es-ce toi ou cet avion qui porte au bout de son aile une trace de terre pour l’offrir en poème à l’azur ?

Toi l’orme, qui impose ta noblesse, les pieds bien ancrés dans la terre de tes ancêtres, tu mêles des mots d’amour à chaque nuée qui passe, et le zéphyr chante des vers de tendresse que ta voix grave répète aux étoiles.

Toi le cyprès dans ton anorexie inquiétante, tu montres de ton doigt accusateur l’écriture triste du gros nuage noir, porteur d’orage dans le ciel sombre d’une Provence avide de l’eau céleste.

Toi, simple taillis aux milles plumes, tu lances des paroles en grappes vers le ciel clair de l’été, pour y écrire les joies et les bonheurs que notre terre porte.

Vous les arbres, grands, petits, vous mes amis, vous mes confidents, vous mon écrin des voluptés de l’esprit, inscrivez dans la fête d’un ciel multicolore, la poésie des mots de mon bonheur de vivre.

 

Pierre Delphin – 5 novembre 2016

 

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