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Trois temps, la valse commence,

Trois temps, vieillesse, jeunesse, enfance,

On ne peut cesser de tourner,

Par la danse on est entraîné.

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Au début, on ne le sent pas,

Ce rythme qui guide tous nos pas,

Il n'est pas encore cadencé,

C’est cela qui fait sa rareté.

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Voilà, on entend la musique,

Et on commence à tourner,

A tourner, d'un rythme endiablé,

Le monde s'attire, c'est magnétique,

Autour de nous, les lèvres palpitent ;

Tout apparaît comme enchanté ;

Et on se sent libéré ;

C'est fou comme le cœur bat vite.

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Le rythme se radoucit,

On peut voir la partition,

Et on compte, on sait qu'on vieillit,

On veut revenir en arrière,

Au temps où nos gorges rièrent,

On sait que ce n'est plus possible ;

La mort nous a prit pour cible.

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Un, deux, trois,

Rendez-moi,

L’émoi.

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Écrit par Diane B

– Elle aime écrire des poèmes Qui finissent par Je t'aime, La rime est un exil, Oui, tout sauf un asile.

http://www.textebook.exionnaire.com/poeme-188-trois-temps