À quoi bon,
À quoi bon dire je t’aime si
Il n’y a pas les gestes de l’amour.
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À quoi bon les gestes de l’amour si
Il n’y a pas de « je t’aime ».
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À quoi bon vivre s’il n’y a pas les mots et les gestes pour nous unir…
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© Pierre Delphin – Janvier 2011
Humour
Ce n’est pas en mettant de l’humour sur la mort qu’on la rend attrayante.
L’humour est le paravent qui cache nos misères et notre difficulté à vivre.
L’humour c’est donner de l’élégance à notre désespoir.
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Enfin, parfois… …
© Pierre Delphin – Janvier 2011
Le cœur au bois dormant
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Quand le vent du soir
T’emporte dans son onde
Ce ne sont que doux espoirs
Qui dans mon cœur font la ronde.
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Chante, danse belle muse
Dans le reflet d’un soleil nacré
Soit gaie, qu’un rêve t’amuse
Pour fleurir l’autel de tes rêves sacrés.
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Sur l’allée bruissante de la vie.
D’un pas léger tu vins à ma rencontre
Mon allégresse pris la place de l’ennui
Où le temps qui passe, n’use nulle montre.
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Viens encore mettre mon cœur en émoi
À courir les chemins, moi le fou chantant
Que serai-je sans toi ?
Qu’un cœur au bois dormant.
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© Pierre Delphin – mars 2011
Inculture
L'inculture est un bonheur.
ü Bonheur d'avoir des pistes pour progresser.
ü Bonheur d'avoir un demain plus riche.
ü Bonheur de rencontrer celui/celle qui sait.
ü Bonheur d'avoir la connaissance en cadeau.
La culture est un voyage sans ticket de retour.
Je souhaite un bon voyage à tous vers le pays de la vraie liberté,
© Pierre Delphin – février 2011,
Les saisons du retour
Un jour de printemps tu vins à ma rencontre. Notre petit amour était là, chaud et prospère. Il me demandait que peu, du soleil et des fleurs. Dans l’air du matin il chantait à tue-tête que tu étais belle et que j’étais beau. Nous dansions dans les prés et le vin était bon. Tant de rêves ébauchés qu’avec ardeur nous construisions, pour voir la vie en bleu et tricoter en rose. Tes yeux pétillaient quand tu me regardais. Mon cœur s’emballait quand mon regard plongeait dans le tien.
Un jour, un mauvais jour, un vent froid est venu. Dans le coussin triste d’un nuage sombre il t’a emportée. Où, je ne sais pas, mais loin, loin de moi. Le voile de ma tristesse s’est posée sur le jardin. Les fleurs ont perdu leur éclat. Les oiseaux se sont tus, chantaient-ils pour moi ? Déjà l’automne arrivait avec sa neige grise.
Glacial, l’hiver m’a enveloppé de ses cristaux acérés. La douleur de mon corps ne m’importait puisque mon cœur souffrait trop. Allongé, recroquevillé devant la cheminée éteinte, comme un vieux bois au fond de la remise, j’ai dormi. Quelques notes de musique, un rai de soleil, ont levé mes paupières. Une ombre s’est dessinée devant les vitres ternes. Une ombre, une odeur, une présence, je t’ai reconnue. Sans dire les mots que je ne voulais entendre, tu as posé ton corps à côté du mien. Avec ce silence sonore, dans mes bras tu t’es lovée. Doucement le bois de mon cœur a pu renaître, tu es là. Que serai-je sans toi, qu’un cœur au bois dormant.
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© Pierre Delphin – mars 2011

