Présence…
Ne t’attarde pas sur le passé de ton histoire,
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N’attends pas les promesses de ton futur
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Conjugue ta vie au présent, la vie est belle aujourd’hui.
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© Pierre Delphin – décembre 2011
Avec toi
Quand je suis avec toi je pense au bonheur à venir.
Quand le bonheur est venu, je pense aux bonheurs qui viendront
Particulièrement à ceux qu’une année nouvelle nous promet
Pour nous fabriquer un nouvel avenir.
© Pierre Delphin – 2011
Écrire
Je pose ma plume sur ma page blanche dans un nid de sable blond où la vague de l’encre bleue efface sur mes ailes grises les ombres de mes incertitudes.
© Pierre Delphin – décembre 2011
Les amants d’un soir
Dans l’attente du soir,
Quand sa vie se coule
Arrive l’heure de l’espoir,
Quand sa vie se saoule.
Douce est cette attente
Là au pied de l’escalier
Quand son pas qui arpente
Bat doucement le pavé.
Elle arrive, il la voit.
Belle, elle est belle,
Il regarde son pas
Et ses yeux étincellent,
Un large sourire s’ouvre
Un élan, il s’envole
Quand ses bras s’ouvrent
Vite, il caracole
Et sa bouche ardente
Emplie de douce rosée
Sur la bouche galante
Pose un doux baiser.
Alors les mains s’enlacent,
Partent en tourbillon
Sans laisser de trace
De cette tendre union.
Les voilà d’un pas rapide
Suivant le vieux trottoir
Leur regard reste limpide
Pour fêter ce premier soir.
La porte s’efface, s’ouvre
Ils entrent dans la nacelle
Avant qu’ils ne découvrent
L’entrée du septième ciel.
© Pierre Delphin – novembre 2011
Hein !
Ce matin
J’ai vu un lapin
Qui courrait dans le jardin
Sur les bords du Rhin
À l’entrée du souterrain
Assi sur son strapontin
Il regarda passer le train
Quel drôle de turlupin
Qui fait le serpentin
Et roule sur son tremplin
Vient-il de Nankin
Ou seulement de Saint Quentin ?
Un autre lapin
Sans doute libertin
Et même diablotin
Fait le malin
En grignotant le thym
Oh petit coquin
Lui dit le chérubin
Dans son habit d’Arlequin
Vous êtes un boute en train
Qui fait le cabotin
Tiens voilà mon cousin
Ce vieux crétin
Qui joue l’écrivain
Pour un public féminin
Qui le lit avec dédain
Et le laisse dans le crottin
Sur le bord du chemin
Mais c’est inhumain
Appelons un médecin
Pour vider son intestin
De l’excès de gratin
Sac à vin !
Lui dit le mandarin.
© Pierre Delphin – décembre 2011
Cheminement
Leurs vies avançaient
Loin en avant
Solitaires sur leurs routes
À pas lents
Leurs vies avançaient
Sans écoute.
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À l’ombre d’un vieil arbre
Fatigué, il s’arrêta
Au soleil, à la vie, il sourit
Sur le banc de marbre
Assise elle était là,
À la beauté du pays, elle sourit.
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Où allez-vous belle Dame ?
Je vais là-bas.
Où allez-vous beau Monsieur ?
Je vais là-bas.
Et leurs bras indiquaient la même voie.
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Ils marchèrent côte à côte,
Il prit sa main.
Ils marchèrent côte à côte,
Elle prit son bras.
Ils ne remirent pas à demain
Pour marcher d’un même pas.
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Le ciel fit une éclaircie
Au premier Je t’aime.
Son visage rosit
Au premier baiser.
Bonheur suprême
En lumière tamisée.
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Il y eu un matin
Qu’il appela destin.
Il y eu un soir
Qu’elle appela espoir
Il y eu la vie
Qui les unis.
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© Pierre Delphin – décembre 2011
Penser à nous
Prenons le temps de penser à nous, à notre être, à nos désirs. Cette pensée achevée dans sa plénitude, nous penserons aux autres avec l’efficacité qui leur est nécessaire.
On ne peut pas vraiment aimer, aider les autres si en partie on ne s’aime pas soi-même. Nous ne sommes pas des porteurs de courage, nous sommes le rayonnement du courage. Si nous ne l’avons pas pour nous, comment le donner ?
© Pierre Delphin – août 2011

