J’aime le vent
J’aime le vent, ce vent qui voile tes cheveux qui fait danser les mèches. J’aime le vent qui rafraichit ta bouche, qui l’ouvre en sourire. J’aime le vent qui courbe tes cils et fait rire tes yeux. J’aime le vent qui porte tes pas sur un nuage de bonheur. J’aime le vent qui guide ta main dans mes cheveux pour de savantes ébouriffades.
Ce vent fripon qui fait voler ton jupon comme le dit la chanson. Ce vent qui nous porte à vivre, à rêver pour de vrai, à percevoir un futur qui commence tout de suite. Ce vent qui nous guide sans contrainte, qui nous suit ou nous précède, qui nous accompagne sur notre chemin.
Ce vent, c’est la vie dans le bonheur de l’amour, c’est être sans paraitre, c’est avoir sans richesse. C’est vivre.
Ce vent qui apaise, néglige les conflits, sans accepter les compromis, mais qui porte vers l’avant, vers la sauvegarde qui nous garde la vie sauve. Ce vent qui garde la vie comme une chandelle sans jamais en faire osciller la flamme.
Ce vent, c’est ta main dans la mienne quand nous marchons, quand nous dansons d’un même pas dans l’élégance d’un geste, d’une attitude.
Ce vent, c’est celui qui t’a portée jusqu’à moi, qui m’a conduit vers toi. Et c’est grâce à toi, c’est pour toi que j’aime le vent.
© Pierre Delphin – février 2012
Le poids des larmes
Quand on pleure, c’est le supplément d’âme qui coule des paupières.
© Pierre Delphin – août 2011
Toi ma douce,
Quand dans mes bras tu viens
Là contre moi blottie
Toi la douce et tendre
Il ne me manque rien
Car le chemin du paradis
Est la seule route à prendre.
© Pierre Delphin – février 2011
Amitiés trop légères
Que sont mes amis devenus
Que j’avais de si près tenus
Et tant aimés.
Quand l’orage est passé
Ils se sont envolés
Par vent portés.
Leurs certitudes si fortes
Ont fait passer la porte
Cœur refermé.
Ces amitiés trop futiles
Où je n’étais plus utile
Sont dépassés.
Ces amitiés trop légères
Présence très éphémère
Ont trépassées.
Qu’importe ces vieilles amitiés
Toujours si vite égarées
Vite remplacées.
Un jour un doux vent heureux
M’en ramènera une ou deux
Que j’attendrai.
Une belle vie pourra continuer
Mais sans jamais rien oublier
De ce que j’étais.
© Pierre Delphin – janvier 2012 – merci à Rutbeuf pour l’emprunt de quelques mots.

