vendredi 12 août 2011

Madame,

 

Vous êtes le guide qui montre le chemin. Le chemin où l’on peut marcher et vivre libre. Au bout du chemin je me suis trouvé, je m’attendais. Je peux continuer sur d’autres nouveaux chemins pour cueillir de nouvelles ivresses.

En hommage à vous…

© Pierre Delphin – juin 2011

 

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vendredi 3 juin 2011

Alice & Margot…

 

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Dans la nacre de leurs berceaux deux petites perles somnolent. Leur yeux s’entrouvrent pour discerner les beautés de la vie, pour voir le regard tendre d’une maman, le regard ému et protecteur d’un papa. Alice est là, Margot l’a suivie. Elles se ressemblent, pourtant déjà elles cultivent leurs différences. 12 mai une date qui fera date. Une date que l’on écrira en relief dans le calendrier familial.

Deux vies qui éclosent au printemps comme les boutons de roses ouvrent leurs corolles. Deux vies dans la lumière du printemps illuminent une famille. On se resserre, on les regarde, comme elles sont belles, comme elles sont petites. Comme elles sont fragiles et une voix me murmure : Comme elles sont elles.

Un esprit de grand-père qui s’égare, qui gonfle, qui ricochette sur les vagues de son bonheur. Qui voudrait de sa plume conjuguer le présent au futur, laisser l’imparfait dans son imperfection et refuser l’existence de tout conditionnel.

 

À Alice & Margot

 

 


Quatre yeux

Deux sourires

Exhaussent un vœu

Doux délire.

.

Alice par ci

Margot par là

À la vie : Merci

Vous voilà.

.

Minuscules existences

Fragiles destinées

En toute évidence

Hier vous êtes nées.

.

Depuis longtemps

Mon cœur attendait

Encore un petit enfant

C’est deux qui arrivaient.

.

Mais mon cœur est si grand

Qu’il pourrait accueillir

La nuée d’enfants

Que la vie peut offrir.

.

.

.

.

.

 


 

© Pierre Delphin – mai 2011

 

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vendredi 27 novembre 2009

Billet doux

Je regardais le paysage depuis la balustrade de l’esplanade. Tu es venue à coté de moi, belle inconnue. Nous avons parlé du paysage, longtemps. Puis nous avons parlé du bonheur, de la vie.

Pourquoi pour te montrer un point à l’horizon ai-je posé ma main sur ton épaule ? Pourquoi ai-je laissé ainsi ma main ? Pourquoi le bout de mes doigts a-t-il caressé ta peau ? Pourquoi ne t’es-tu pas dégagée de cette présence ? Pourquoi m’as-tu souri ? Pourquoi t’es-tu serrée contre moi ? Pourquoi nos lèvres se sont-elles trouvées après quelques mouvements incertains ? Nous ne savions pas nos noms.

Pourquoi le baiser a recommencé, infini, tendre, passionné ? Pourquoi ta main s’est-elle égarée dans l’échancrure de ma chemise ? Pourquoi ma main a-t-elle pris la forme de ton sein ? Pourquoi cette attirance éperdue ? Pourquoi avons-nous marché l’un contre l’autre en ponctuant chacun de nos pas de trois baisers ? Pourquoi nous sommes nous arrêté devant cet hôtel ? Pourquoi nous sommes nous souri avant d’entrer ?

Je me souviens que nous nous sommes aimés d’abord tendrement, puis passionnément et dans la tendresse retrouvée nous nous sommes câlinés puis endormis. Nous ne savions toujours pas nos noms.

Pourquoi nous sommes nous revus ? Puis quelques mois plus tard épousés ? Pourquoi nos enfants sont-ils les plus beaux du monde ? Pourquoi nos petits enfants sont-ils encore plus beaux qu’eux ?

Pourquoi l’amour a-t-il été la réponse à tous nos pourquoi ? Pourquoi notre amour est-il toujours si fort ? Pourquoi sommes-nous si heureux ?

Parce que tu m’aimes, parce que je t’aime depuis quarante ans aujourd’hui.

Antoine

© Pierre Delphin – novembre 2009

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dimanche 8 novembre 2009

Blanche

Tu as beaucoup toussé cette nuit. Le jour est encore loin d’être levé et nous sommes auprès de toi pour te câliner, ta sœur dort à l’étage. On sent que tu n’es pas bien. On tente de te faire respirer un produit pour aider tes faibles bronches encombrées. Une gifle froide nous claque le dos. Tu deviens blanche, ta tête tombe ton regard s’éteint. Nous crions : Vite !

Un pantalon, une chemise, des chaussures, je suis prêt. Tiens bon mon bébé, mon petit ange. Si ta tête bouge un peu, ton regard souffre. Tiens bon, douze kilomètres, un quart d’heure, ce n’est pas beaucoup. Tiens bon, tu n’as que seize semaines, ce n’est pas le moment, tu n’as pas le droit, il te reste cent ans à vivre !

La route semble sans fin, je roule vite, mais pas trop, il faut sécuriser le voyage. Silence complet, l’inquiétude serre mon ventre. Mon cerveau est glacé, comme arrêté. Un bruit, comme un murmure, tu tousses ! Oui, tousse encore, pleure, crie, envoie-moi ces signaux de vie. Feu rouge, rien à droite, rien à gauche je passe. Les rues sont encore vides, encore deux minutes. Arrivée, freinage, ta maman saute de la voiture avec le panier qui contient son trésor, notre trésor. Je range la voiture, je cours. La porte est restée ouverte pour moi, j’entre. Une jeune femme, médecin est là elle t’ausculte, elle me sourit. Ses yeux me disent : ça va. Je te sens faible, la pression diminue en moi, je reste inquiet. Tu es là entre de bonnes mains. Tu es là entre des mains bonnes, elles t’auscultent avec science, elles te caressent pour t’apaiser, elles respectent la femme que tu deviendras.

Diagnostic : Bronchiolite. Elle était déjà diagnostiquée hier. Une confirmation. Ce sera un peu long, mais on sait soigner cela. La baudruche dans ma poitrine perd sa pression.

Je sors de l’hôpital, je téléphone des mots rassurants à Mamine.

Je prends le temps de pleurer.

L’incident est arrivé le 23 octobre 2009, Aujourd’hui Angelina va beaucoup mieux, la vie suit son cours, mais ma tête n’est plus la même.

© Pierre Delphin - octobre 2009

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jeudi 29 octobre 2009

La petite fille qui rêvait en musique

Un rayon de soleil espiègle se glisse entre les bords des rideaux mal fermés et vient exciter ma pupille encore close. Trop tard ! Je suis réveillé. Je suis réveillé et mon rêve s’est échappé, comme souvent. Je m’étire, soulève un peu la tête et plouf, je retombe dans une torpeur de fin de sommeil pleine de douceur. Petit à petit, les idées se mettent en place et je prépare une sorte d’emploi du temps pour cette journée où ma seule mission est de m’occuper de mes deux petites filles. Dans la chambre à coté j’entends des petits cris étouffés : Pépé, Pépé!

Je saute du lit, ouvre vite la porte de la chambre contiguë et je vois ma Julia relevée sur son coude qui se frotte ses yeux de quatre ans. M’approchant d’elle en lui souriant, elle me dit :

- Pépé, je viens de faire de la musique.

- De la musique ?

- Oui, je chantais et Maman et Papa ils jouaient de la musique.

- Oh explique-moi cela. Attend, assied toi et fais moi une petite place à coté de toi.

- Mais j’étais où, pépé ?

- Ben je ne sais pas.

- Je crois que c’était un concert.

- Moi je crois que tu as fais un joli rêve.

- Alors, ce n’était pas vrai ? Dis, c’est quoi un rêve ?

- Un rêve, c’est une histoire qui ne se passe que dans sa tête pendant que l’on dort. Un rêve ce n’est vrai que pour celle qui le fait.

- Alors, c’était un petit peu vrai ?

- Bien sûr c’était vrai pour toi seulement, et si tu me raconte ce rêve, il sera vrai pour moi aussi.

- Oui, je vais te le raconter. Tu m’écoute Pépé ?

- Bien sûr que je t’écoute, nous avons tout notre temps, ta petite sœur dort encore. Dis-moi comment c’était là où tu chantais.

- C’était une grande salle, comme là où Maman a joué du violoncelle.

- Et toi, tu étais où ?

- Ben j’étais sur la scène avec Papa et Maman. Il y avait un grand micro.

- Tu chantais quoi ?

- J’ai chanté : Don’t cry Argentina. Papa jouait du piano et Maman à coté jouait du violoncelle. Elle me regardait tout le temps en souriant.

- Est-ce que tu avais peur quand tu chantais ?

- Ben non puisque Maman et Papa étais à coté de moi. Et puis je la sais bien cette chanson.

- Et il y avait beaucoup de monde qui t’écoutait ?

- Oui, beaucoup, beaucoup. Devant, il y avait toi et Mamine, Manou, Alexia et Papy. Angelina était sur les genoux de Manou. Il y avait aussi Tata Cécile avec Mathieu et Tonton Olivier.

- Et bien toute ta famille était là, mais est-ce qu’il y avait d’autres personnes ?

- Oui, beaucoup, mais je ne les connaissais pas.

- Quand tu as fini de chanter, est-ce qu’ils ont applaudit ?

- Il y en a qui se sont mis debout pour applaudir.

- Et toi, tu étais contente ?

- Oh oui, je crois que j’avais bien chanté.

- Qu’est-ce que tu as fais quand les gens applaudissait ?

- Je ne sais pas, je suis vite allé faire un bisou à Papa et Maman. Même que Maman elle pleurait un peu. Toi tu rigolais et tu m’envoyais des baisers !

- Et après ?

- Je ne sais pas, je crois que je me suis réveillée.

- Oui, c’est souvent comme cela que se termine les rêves.

- Mais, dis-moi Pépé, pourquoi on rêve ?

- C’est une question très difficile. Peut-être que l’on rêve à quelque chose que l’on a beaucoup envie ou à quelque chose qui nous fait très peur. Tu as vraiment envie de chanter sur une scène ?

- Oh oui, mais seulement s’il y a Maman et Papa. S’ils ne sont pas là, j’aurai trop peur. C’est parce que j’ai très envie que j’ai rêvé de chanter ?

- Oui sans doute, et puis cette nuit, ta tête avait sans doute envie de chanter pendant que tu dormais.

- Elle est toute bête ma tête ?

- Oh que non, mais pendant que tu dors, elle est libre, et elle fait comme elle veut. Tu sais, il y a des gens dont c’est le métier d’expliquer les rêves, ils s’appellent les psychiatres.

- Un siquiatre ça explique les rêves ?

- Oui, enfin, ils aident à les comprendre.

- Je pourrais être siquiatre quand je serai grande ?

- Pourquoi pas, tu serais une musicienne psychiatre !

- Non, je préfère être seulement musicienne, comme Papa et Maman.

- Tu as raison. Aller on va préparer le petit déjeuner pour nous deux et le biberon pour Angelina. Et pendant que je prépare, tu vas me chanter ta chanson.

- Oui, mais il n’y a pas Maman et Papa pour faire la musique.

- Tant pis, tu chanteras sans musique aujourd’hui !

- D’accord. Mais tu mets beaucoup de chocolat dans mon déjeuner !

En fait, c’est le Pépé qui a rêvé d’un tel dialogue !!!

Pierre Delphin - octobre 2009

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dimanche 18 octobre 2009

Le lit de Mathieu

« C’est du lit que naissent et s’envolent les rêves »

Comme il l’avait fait pour Julia, Pépé a fait un lit pour Mathieu. Pour faire un lit, c’est très simple. Il suffit de prendre un arbre, un bel arbre. Pépé a pris un beau merisier. Cet arbre, vous l’achetez en grosses planches, des belles planches. Avec les planches vous faites des copeaux, des petits et des gros copeaux. Puis vous faites aussi de la sciure, plein de petits tas de sciure. Vous collez, vous vissez et voilà le lit est fini. Ah non, il manque un sérieux coup de cire qu’il faut frotter avec de l’huile de coude. Voilà ma recette, à vous de faire votre lit…

Mais au fait, qu’y a-t-il de commun entre faire un lit et écrire ?


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lundi 24 août 2009

À une amie

Notre bonheur est là, simple et tranquille.

Seul un voile incertain atténue son éclat.

Notre cœur a le dilemme difficile.

D’être heureux et triste, dans le même pas.

Alors, avec mon bonheur au creux des mains.

Je rêve un instant et je me souviens.

Nous étions bien sur notre plage blanche.

Les enfants étaient là,

Leurs petits couraient autour d’eux.

Nous étions bien sur notre plage blanche

À les regarder danser, heureux.

Le sable était là, fin, blanc.

La mer était là, calme, marine.

Le ciel était là, bleu, serein.

Le vent était là, doux, zéphyr.

Le soleil était là, chaud, doré.

L’amitié était là, présente, vivante.

Nous nous nourrissions de bonheur.

Nous nous nourrissions d’incertitudes.

Nous nous nourrissions de craintes.

Nous nous nourrissions de vie.

Mais un soir d’hiver le crabe est venu.

Il t’a tirée sur la plage grise.

Il a bouleversé ton corps,

Il l’a mis en souffrance.

Il troublé ton esprit,

Il l’a mis en tristesse.

Puis un jour d’été.

Le ciel était lourd, brûlant.

Le crabe t’a emportée,

Sur la plage noire seule, évaporée.

Et les lumières qui brillent,

Sur cette plage noire, chagrine,

Sont les lucioles du cœur des amis.

Ces lueurs qui traînent et planent sur le sable,

Murmurent pour nous tous : Tu reste inoubliable.

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samedi 22 août 2009

Stances à Mathieu

C’est le petit Mathieu

Qui n’a pas froid aux yeux

Quand il voit un lapin

Qui court dans le jardin

Il lui dit viens mon ami

On va manger l’ radis.

C’est le petit Mathieu

Qui n’a pas froid aux yeux

Quand il voit le hérisson

Qui court dans le gazon

Il lui dit viens mon picou

On va manger l’ bon chou.

C’est le petit Mathieu

Qui n’a pas froid aux yeux.

Quand il voit le gros oiseau

Qui court dans les roseaux

Il lui dit viens mon copain

On va manger l’ bon pain.

C’est le petit Mathieu

Qui n’a pas froid aux yeux

Quand il voit l’ joli minet

Qui court dans l’ jardinet

Il lui dit viens mon chaton

On va manger l’ bonbon

C’est le petit Mathieu

Qui n’a pas froid aux yeux

Pépé Pierre - La Verpillière le 9 août 2009

Qui saurait me faire de la musique pour ces paroles ? ? ?

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jeudi 20 août 2009

Comptine pour Angelina

Merci pour ton câlin

Joli lapin

Merci pour ton cadeau

Joli bateau

Merci pour le nougat

Joli Papa

Merci pour le firmament

Jolie Maman

Merci pour le chocolat

Jolie Tata

Merci pour les pralines

Jolie Mamine

Merci pour le bel été

Joli Pépé

Et

Merci pour les jolies fleurs

Ma grande sœur

Pépé Pierre - La Verpillière août 2009

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mardi 18 août 2009

Julia ne sera pas ingénieur !

Julia ma petite fille de trois ans et demi, aime bien quand on la fait participer à nos activités. Alors, lorsque Pépé a proposé :

- Julia tu viens m’aider à ramasser les pommes de terre ? la réponse a été enthousiaste :

- Oui Pépé je va t’aider.

- Maman, Mamine ! Je vais avec Pépé pour aider à ramasser les pommes de terre.

Au jardin je lui ai donné un cageot. - Là dedans tu mets les grosses. Je lui ai également donné un petit panier en grillage. - Là dedans tu mets les petites.

J’ai pris ma bêche et au travail. Une demi-heure plus tard le travail était terminé, les pommes de terre toutes arrachées et classées en grosses et petites. Contents nous sommes rentrés à la maison parce que nous avions soif. Là nous avons retrouvé Mamine.

- Alors Julia, tu as bien travaillé avec Pépé.

- Oh oui, j’ai ramassé toutes les pommes de terre. Regarde, j’ai mis les grosses ici et les petites là.

Je me tourne d’un air navré vers ma femme en lui disant :

- Julia ne sera jamais ingénieur !

- Pourquoi dis-tu cela ?

- Oh, c’est toute une histoire :

Un jour d’été, un ingénieur vient passer quelques jours de vacances chez un cousin agriculteur. Un matin, l’ingénieur demande à son cousin :

- Dit donc cousin est-ce que je peux te donner un coup de main ?

- Oh ben je veux bien, parce que je ne suis pas en avance aujourd’hui.

- Qu’est-ce que tu veux que je fasse ?

- Tu vois, là, ce tas de fumier, avec la brouette, il faudrait le mettre au fond de la cour.

- Pas de problème, je vais te faire ça.

Effectivement, une demi-heure plus tard le travail est terminé.

- Ben bon sang, tu es un bon travailleur toi !

- Bon, est-ce qu’il ya autre chose à faire ?

- Oui, là dans la remise, tu vois le gros tas de pommes de terre, il faut me mettre les grosses là à gauche et les petites là à droite.

- Bon, alors au boulot !

Une heure plus tard l’agriculteur passe vers son cousin et vois que son tas de pommes de terre n’a pas bougé et que l’ingénieur est toujours là avec une pomme de terre dans chaque main en train de les soupeser. Voyant cela, l’agriculteur éclate de rire :

- Ah vous les ingénieurs, quand il s’agit de brasser la merde, vous êtes fortiches, mais dès qu’il s’agit de prendre une décision, là c’est vraiment difficile.

Julia ne sera jamais ingénieur !

Posté par PierreDelphin à 08:06 - - Commentaires [3] - Rétroliens [0]


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