Toi ma douce,
Quand dans mes bras tu viens
Là contre moi blottie
Toi la douce et tendre
Il ne me manque rien
Car le chemin du paradis
Est la seule route à prendre.
© Pierre Delphin – février 2011
Amitiés trop légères
Que sont mes amis devenus
Que j’avais de si près tenus
Et tant aimés.
Quand l’orage est passé
Ils se sont envolés
Par vent portés.
Leurs certitudes si fortes
Ont fait passer la porte
Cœur refermé.
Ces amitiés trop futiles
Où je n’étais plus utile
Sont dépassés.
Ces amitiés trop légères
Présence très éphémère
Ont trépassées.
Qu’importe ces vieilles amitiés
Toujours si vite égarées
Vite remplacées.
Un jour un doux vent heureux
M’en ramènera une ou deux
Que j’attendrai.
Une belle vie pourra continuer
Mais sans jamais rien oublier
De ce que j’étais.
© Pierre Delphin – janvier 2012 – merci à Rutbeuf pour l’emprunt de quelques mots.
Les amants d’un soir
Dans l’attente du soir,
Quand sa vie se coule
Arrive l’heure de l’espoir,
Quand sa vie se saoule.
Douce est cette attente
Là au pied de l’escalier
Quand son pas qui arpente
Bat doucement le pavé.
Elle arrive, il la voit.
Belle, elle est belle,
Il regarde son pas
Et ses yeux étincellent,
Un large sourire s’ouvre
Un élan, il s’envole
Quand ses bras s’ouvrent
Vite, il caracole
Et sa bouche ardente
Emplie de douce rosée
Sur la bouche galante
Pose un doux baiser.
Alors les mains s’enlacent,
Partent en tourbillon
Sans laisser de trace
De cette tendre union.
Les voilà d’un pas rapide
Suivant le vieux trottoir
Leur regard reste limpide
Pour fêter ce premier soir.
La porte s’efface, s’ouvre
Ils entrent dans la nacelle
Avant qu’ils ne découvrent
L’entrée du septième ciel.
© Pierre Delphin – novembre 2011
Hein !
Ce matin
J’ai vu un lapin
Qui courrait dans le jardin
Sur les bords du Rhin
À l’entrée du souterrain
Assi sur son strapontin
Il regarda passer le train
Quel drôle de turlupin
Qui fait le serpentin
Et roule sur son tremplin
Vient-il de Nankin
Ou seulement de Saint Quentin ?
Un autre lapin
Sans doute libertin
Et même diablotin
Fait le malin
En grignotant le thym
Oh petit coquin
Lui dit le chérubin
Dans son habit d’Arlequin
Vous êtes un boute en train
Qui fait le cabotin
Tiens voilà mon cousin
Ce vieux crétin
Qui joue l’écrivain
Pour un public féminin
Qui le lit avec dédain
Et le laisse dans le crottin
Sur le bord du chemin
Mais c’est inhumain
Appelons un médecin
Pour vider son intestin
De l’excès de gratin
Sac à vin !
Lui dit le mandarin.
© Pierre Delphin – décembre 2011
Cheminement
Leurs vies avançaient
Loin en avant
Solitaires sur leurs routes
À pas lents
Leurs vies avançaient
Sans écoute.
.
À l’ombre d’un vieil arbre
Fatigué, il s’arrêta
Au soleil, à la vie, il sourit
Sur le banc de marbre
Assise elle était là,
À la beauté du pays, elle sourit.
.
Où allez-vous belle Dame ?
Je vais là-bas.
Où allez-vous beau Monsieur ?
Je vais là-bas.
Et leurs bras indiquaient la même voie.
.
Ils marchèrent côte à côte,
Il prit sa main.
Ils marchèrent côte à côte,
Elle prit son bras.
Ils ne remirent pas à demain
Pour marcher d’un même pas.
.
Le ciel fit une éclaircie
Au premier Je t’aime.
Son visage rosit
Au premier baiser.
Bonheur suprême
En lumière tamisée.
.
Il y eu un matin
Qu’il appela destin.
Il y eu un soir
Qu’elle appela espoir
Il y eu la vie
Qui les unis.
.
© Pierre Delphin – décembre 2011
Cherchez le sens…
Quel drôle de monde
Sens dessus dessous
Sans le sous en sus
Plus de sous pour la quête
C’est le sens qui se cherche
Plus d’Essence
L’Existence s'étouffe
A la pompe
Je vous le dis
Les sens sont déçus
Le bon sens se perd
Il en reste interdit
A force d’être unique.
Il devient giratoire
Sans queue ni tête
Je vous le dis
Sans sous-entendus
En tête à tête
Le tête-à-queue de l’histoire
C’est la Complexité
Elle se plait à être con
Sans complexe
C’est tout, c’est global
Tout est dans tout
Je vous le dis
Culs par-dessus têtes
Sans dessous dessus
Tout nus quoi…
© Marie-France octobre 2011
Aujourd’hui, j’ai laissé la plume à Marie, plume qui vole, qui rit, qui interpelle pour notre plaisir. –
Pierre
Vent d’automne
.
Le vent d’automne m’a emportée
Un soleil nouveau j’ai trouvé
Chante encore la cigale tardive
La fourmi elle, passe, s’esquive.
.
Sur la plage de galets, je passe
Ma démarche est lente, lasse
Mon cœur est encore en émoi
Mon esprit toujours en désarroi.
.
Serais-je encore assez belle
Sans froufrous, ni dentelles
Saurai-je encore plaire
Moi la solitaire.
.
Il viendra, c’est sûr
Prendra ma main bien sûr
Ensemble nous parlerons
Ensemble nous rirons.
.
Et nos éclats de bonheur
Arrêterons le temps et l’heure.
.
© Pierre Delphin – novembre 2011
Au creux de ma vie
Au creux de ma vie, vous êtes née d’un nuage
Au fond de mes yeux, vous n’êtes qu’une image
Je ne saurai attendre un autre demain
Pour du bout de mes lèvres, vous baiser la main.
Quand le vent en rafales, les feuilles emporte
Courez, venez chez moi, à clef fermons la porte
Dans la douceur d’un soir, devant la cheminée
Partageons du regard, une vibrante destinée.
Sur le tapis de laine, glissons nos corps saouls
Dans mes bras bien lové, votre corps s’enroule
Les pétales d’un baiser, sur une rosée de lèvre
D’un cœur enflammé, va porter la fièvre.
Près de nous écoutons, la bûche qui crépite
Le lent mouvement de main, que rien ne précipite
Cherche sous la robe, une pointe de sein
Le doigt la parcours, esquisse son dessin.
Vos lèvres pleurent, et ma bouche avide
Accueille le baiser, de la mienne timide
Gouttons l’essence, de cet amour naissant
Pardonnez mon geste, s’il est trop indécent.
Le temps de ce soir, où nos cœurs se rencontrent
Oublions le temps, jetons notre montre
Nous étions dans l’attente, de pouvoir nous donner
Osons, osons ce soir, enfin nous aimer.
© Pierre Delphin – novembre 2011
Une muse m’a inspiré ces lignes dans la douceur d’une sieste……………….
Envoûtement
Rencontrée,
Un bel été,
Sur ta peau dorée,
Un vœu, un souhait,
Pour m'ensorceler.
Habilement teintée,
La douceur des années,
Guirlandes enluminées,
De rêves idéalisés.
La chaleur du grenier,
Ma plume, a inspiré,
Une ballade qui s'est avérée,
N'être qu'un bal masqué.
Mon navire bien ancré,
D'un soir tout sucré,
Mes pensées inavouées,
Ton poème m'a envouté.
© Pierre Delphin – octobre 2011
Ensemble…
Qu’importe le temps
Qu’importent les années
.
Enfant ou ainé
Partageons le présent
Respirons le même printemps
Voyons le même soleil
Qu’ensemble il émerveille.
© Pierre Delphin – mai 2011

