Poème culinaire
Dans sa cuisine madame Charlotte
Ravie d’avoir un tout nouveau mari
Épluchait deux poireaux, trois carottes
En espérant qu’il en serait ravi
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Ah ! disait-elle dans le siècle où nous sommes,
Il faut savoir se garder un garçon
Moi pour ma part j’aime bien mon homme
Avec ardeur je serai son mitron
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Alors sa main jamais paresseuse
Allait, venait comme un petit ressort
La soupe serait délicieuse
Elle espérait qu’il l’aimerait bien fort
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Mais ô malheur, ô fatale disgrâce,
Le couteau glissant lui fit faire un saut
Et la salière dans la soupe se casse
Elle doit récupérer les trois petits morceaux
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Mais son mari, un homme fort habile
Lui dit ta soupe est légèrement salée
Et sur son visage d’une lèvre docile
La console d’un bien gentil baiser
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Mesdemoiselles faites comme Charlotte
Et pour toujours retenez la leçon
Pas trop salée, la soupe poireaux-carottes
Rend amoureux les plus jolis garçons
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Je cherche un refrain pour en faire une chanson.
Mélancolie
Il y a des jours où, quand le jour se lève,
On voudrait rentrer tout au fond d'un rêve
Et puis, soudain, lorsque le clocher sonne,
Il y a des jours où l'on n'est plus personne.
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Alors, on ferme les yeux un instant.
Quand on les rouvre, tout est comme avant.
Les gens vous voient et leur regard s'étonne.
Il y a des jours où l'on n'est plus personne.
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Comme au milieu d'un cinéma désert,
On rembobine et tout passe à l'envers
Et quand on pense aux gens qu'on abandonne,
Il y a des jours où l'on n'est plus personne.
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Ouvrir son cœur à tous les vents qui passent,
Et, qu'un matin, tous les chagrins s'effacent
Pour oublier, dans le bonheur qu'on donne,
Qu'il y a des jours où l'on n'est plus personne,
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Qu'il y a des jours où, quand le jour se lève,
Ou voudrait rentrer tout au fond des rêves
Et s'endormir lorsque le clocher sonne.
Il y a des jours où l'on n'est plus personne.
..
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Avec le talent de Yves Duteil
http://blog.yvesduteil.com/blog
Hier sera comme demain
L’incertitude se bouscule
Dans l’ennui majuscule.
Hier sera comme demain.
L’absence dans mes mains,
Mes mains qui se tendent
Mes mains qui attendent,
Le geste ébauché
Dans l’uniformité
Du temps immobile
Une vie trop tranquille.
Quand s’effiloche le couple
Le voile tombe en nappes souple
Sur la tendresse qui repose
Quand l’amour prend la pause.
Sans écrire de discours
Qui prendra mon secours ?
Le blason
Ayant avec que lui toujours fait bon ménage
J'eusse aimé célébrer sans être inconvenant
Tendre corps féminin ton plus bel apanage
Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.
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C’eût été mon ultime chant, mon chant du cygne
Mon dernier billet doux, mon message d'adieu
Or malheureusement les mots qui le désignent
Le disputent à l'exécrable, à l'odieux.
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C'est la grande pitié de la langue française
C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur
De n'offrir que des mots entachés de bassesse
A cet incomparable instrument de bonheur.
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Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques
Tendre corps féminin c'est fort malencontreux
Que la fleur la plus douce, la plus érotique
Et la plus enivrante en ait de plus scabreux.
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Mais le pire de tous est un petit vocable
De trois lettres pas plus, familier, coutumier
Il est inexplicable, il est irrévocable
Honte à celui-là qui l'employa le premier.
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Honte à celui-là qui par dépit, par gageure
Dota de même terme en son fiel venimeux
Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure
Celui-là c'est probable en était un fameux.
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Misogyne à coup sûr asexué sans doute
Aux charmes de Vénus absolument rétif
Était ce bougre qui toute honte bue toute
Fit ce rapprochement d'ailleurs intempestif.
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La malepeste soit de cette homonymie
C'est injuste madame et c'est désobligeant
Que ce morceau de roi de votre anatomie
Porte le même nom qu'une foule de gens.
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Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de génie
Un poète inspiré que Pégase soutient
Donne en effaçant d'un coup des siècles d'avanie
A cette vraie merveille un joli nom chrétien.
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En attendant madame il semblerait dommage
Et vos adorateurs, en seraient tous peinés
D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage
Il est d'autre moyen et que je les connais
Et que je les connais.
En affectueuse mémoire de Georges Brassens,
qui a trop vite posé sa plume.
Quand le temps passe
Quand le temps passe,
Quand les ardeurs s’apaisent,
Quand le soleil de l’amour décline,
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Il reste la tendresse.
Il reste l’amour pur.
Il reste la douceur.
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La plume d’un regard qui sur un œil sourit,
La plume d’un doigt qui sur un sein caresse,
La plume d’une bouche qui sur un cou console,
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Encore la chaleur d’une main.
Encore la douceur d’une parole.
Encore l’effusion de deux corps.
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Pour se préparer une tendre éternité.
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J’ai peur de . . . . .
Mais je n’ai pas peur que la mort vienne demain. |
Attentes post mortem
Il a attendu toute sa vie,
Un mot, une phrase
Pour une emphase
Il a attendu toute sa vie,
Un clin d’œil, un regard
Pour un espoir
Il a attendu toute sa vie,
Un geste, une caresse
Pour une ivresse
Il a attendu toute sa vie,
Un baiser sur les lèvres
Pour une fièvre
Il a attendu toute sa vie,
Une main qui se tend
Pour un long temps
Il a attendu toute sa vie,
Le bouquet de lys
Pour un délice.
Il a attendu toute sa vie,
Mais la camarde est là.
De sa lame filante
Elle tranche, mutilante,
Les espoirs inaperçus
Pour toujours déçus.
Je te voudrais
Je te voudrais aimante
Celle que le sourire enchante.
...
Je te voudrais femme
Celle que le sourire enflamme.
…
Je te voudrais belle
Celle que le sourire émerveille.
..
Je te voudrais câline
Celle que le sourire embobeline.
...
Je te voudrais présente
Celle que le sourire enchante.
…
Je te voudrais libre
Celle que le sourire enivre.
...
Je te voudrais comme ci.
…
Je te voudrais comme ça.
…
Je te voudrais comme tu es.
…
…
…
Et toi, comment me veux-tu ?
..
Le fidèle absolu
Le seul arbre qu'il connaissait
L'homme d'un seul jardin, pas plus.
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Je n'ai vu qu'un seul arbre, un seul, mais je l'ai vu,
Et je connais par cœur sa ramure touffue,
Et ce tout petit bout de branche me suffit :
Pour connaître une feuille, il faut toute une vie.
Si l'envie vous prenait de vous pendre haut et court,
Soyez gentil, ne vous pendez pas à mon arbre !
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Plus loin que l'ombre du clocher.
L'homme d'un seul pays, pas plus.
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Je n'ai vu qu'un village, un seul, mais je l'ai vu,
Et ses quatre maisons ont su combler ma vue,
Et ce tout petit bout de monde me suffit :
Pour connaître une rue, il faut toute une vie.
Si l'envie vous prenait de tirer le canon,
Soyez gentil, ne tirez pas sur mon village.
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L'homme d'un seul amour, pas plus.
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Je n'ai vu qu'un amour, un seul, mais je l'ai vu,
Et ce grain de beauté a su combler ma vue,
Et ce tout petit bout de Vénus me suffit :
Pour connaître une femme, il faut toute une vie.
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Si l'envie vous prenait de courir les jupons,
Soyez gentil, ne courez pas après ma belle.
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Georges Brassens
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Journée en couleur
Aujourd'hui j'ai eu du bleu
J'ai fait la sieste dans l'herbe et j'ai regardé le ciel
Aujourd'hui j'ai eu du vert
Mes fesses, mon dos, ma tête étalés sur le gazon
Aujourd'hui j'ai eu du rouge
Avec mes prunes j'ai fait la confiture
Aujourd'hui j'ai eu du jaune
Le tournesol m’a donné un peu d’ombre
..
Le gris le noir, je n’en ai pas besoin....
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Écrit à l’attention d’Isabelle en commentaire de l’un de ses merveilleux textes.
Allez visiter son blog > > >
http://charivarii.canalblog.com/

